jeudi 9 février 2017

Responsabilité médicale

Si on parle souvent de la responsabilité médicale dans les cas importants - comme un mauvais diagnostic qui entraîne un décès - on ne parle pas souvent des petits oublis, des petites erreurs du corps médical, et pourtant elles sont bien là et peuvent être problématiques.  

J'aborde ce sujet parce qu'en quinze jour, plein d'erreurs médicales - sans gros impact heureusement - m'ont interpellées et ont complètement transformé mon point de vue.

Il y a eu tout d'abord l'hémoragie du nez de Mr. Donkey, tellement importante qu'il ne tenait plus sur ses jambes (une habitude chez lui, mais là c'était particulièrement violent). Les urgentistes ne lui ont pas fait de perfusion ni même de transfusion (c'est à dire poche de sang), ni ne lui ont demandé combien de sang il avait perdu. Pas d'étonnement non plus quand il a fait un malaise en salle d'attente. "C'est rien, un petit malaise vagal, ça arrive à tout le monde". Une discussion avec une infirmière quelques semaines plus tard m'a appris que oui, il aurait dû avoir une poche et que oui, on peut mourir d'une hémorragie du nez comme la sienne. 
- Cerise sur le gateau, il s'est fait réprimander sur le bilan écrit : "le patient ne semble pas savoir comprimer une plaie" - sauf qu'ils ne lui ont pas posé la question et que si ils l'avaient fait, il aurait répondu que quand il comprime, le sang sort par la bouche tellement l'hémorragie est importante !
bref...

Ensuite il y a eu cette amie de 18 ans à qui le médecin a prescrit de lourds somnifères pour tenir le rythme de ses études intenses, puis si ils ne marchaient pas, du xanax. Elle a eu des hallucinations, une addiction et des symptômes de sevrage au moment de l'arrêt. 
Son médecin ne la pas mis en garde contre les somnifères, ni contre le xanax (qu'on ne devrait pas donner dans ce cas-là !). 
Son psychologue ne l'a pas plus mise en garde. Personne en somme, mis à part.. internet. Elle m'a téléphoné après des recherches très énervée contre ces médecins et la désinformation sur les médicaments qu'elle a pris. 

Il y a ensuite mon cas, qui me suis retrouvée devant le médecin à entendre que les risques de grossesse sous pilule était en milieu de plaquette. Je n'ai pas osé lui dire que non, les risques étaient en première et dernière semaine, puisque le taux d'hormones de la pilule dans le corps redescend avec la pause des "règles". 
Et la pharmacienne, qui m'a encouragée à faire une pause de 8 jours au lieu de 7 en fin de pilule (meilleur moyen de tomber enceinte !)... je rêve !

Alors maintenant, quand je dirai autour de moi qu'internet, quand bien utilisé, est une source abondante d'informations et permet de bien se renseigner, je ne le dirai plus à demi-mots, mais en assumant totalement et avec des exemples ! 
Je ne dis pas de ne pas aller voir les médecins, de ne pas écouter les pharmaciens. La médecine est tellement avancée aujourd'hui qu'il est impossible d'enlever un millième du mérite des médecins qui travaillent dur pour s'approprier toutes ces connaissances et les appliquer pour soigner, aider, guérir. 

Mais l'erreur est humaine et les médecins, même avec 10+ années de formation, et parfois aussi les pédiatres qui s'occupent d'êtres fragiles, peuvent se tromper ou simplement ne pas savoir certaines choses (ou orienter par conviction, mais ça c'est un autre débat). On peut avoir confiance (c'est même mieux !), mais il ne faut pas avoir une confiance aveugle. Du coup je préfère maintenant vérifier par moi-même (dans la mesure du possible bien-sûr, internet n'est pas la fac de médecine). 


Ceci étant dit, il ne me reste plus qu'à aller vérifier sur internet que ma pilule et mon antibiotique contre la grippe sont compatibles !

Je ne sais pas si je vais choquer certaines personnes, ou pas, mais j'aimerais savoir si vous êtes d'accord avec ce que j'écris et si vous avez des expériences pour appuyer vos convictions, quelles qu'elles soient :)



Edit : ils ne sont pas compatibles, j'ai bien fait de demander à mon ami Google !